Reprise du trail running après l'implantation d'une prothèse de hanche ou de genou
évaluation des répercussions de la pratique d'un sport à haut impact chez 31 traileurs
Bulletin : Journal de traumatologie du sport juin 2026
Numéros de page :
8 p. / p. 184-191
Introduction
La reprise d’une activité sportive est devenue un objectif majeur après l’implantation d’une prothèse de hanche ou de genou. Notre objectif était d’évaluer les répercussions cliniques de la pratique du trail (sport à haut impact) après l’implantation d’une prothèse de hanche ou de genou.
Méthode
Nous avons donc réalisé une étude observationnelle basée sur un questionnaire en ligne adressé à des coureurs porteurs d’une prothèse de hanche ou de genou. Les critères d’évaluation comprenaient les scores UCLA, HOOS12 et KOOS12, la satisfaction globale du patient, les modalités de rééducation et les complications. Une analyse univariée a été réalisée.
Résultats
Trente et un patients (27 hommes/4 femmes) ont été identifiés. L’âge moyen était de 54,1 ans, et l’indice de masse corporelle (IMC) moyen de 23,5 kg/m 2 . Avec un recul moyen de 4,2 ans dans le groupe hanche et de 1,2 an dans le groupe genou, nous avons analysé 24 patients porteurs d’une prothèse de hanche (22 avaient une prothèse totale et 2 un resurfaçage), ainsi que 7 patients porteurs d’une prothèse de genou (5 prothèses totales, 2 fémoropatellaires et 2 unicompartimentales). Le score UCLA moyen était de 8,6 ; le HOOS12 moyen de 86,6 et le KOOS12 moyen de 78,8. La proportion de patients satisfaits à très satisfaits de leur prothèse était de 82 %. La reprise du sport se situait à 4,5 mois de l’intervention et 56,5 % des patients avaient repris la compétition. On déplorait 4 complications (2 infections, 1 luxation et 1 descellement), non imputables au sport.
Conclusion
Les patients sportifs pratiquant des sports à haut impact tels que le trail running avant une chirurgie prothétique de hanche ou de genou, peuvent présenter des scores fonctionnels satisfaisants à 4 ans de la chirurgie, certains pouvant même revenir à la compétition avec un risque de complication mesuré à moyen terme.
Note Générale : Bibliogr. p. 190-191
