Les Rayons et les Ombres de Xavier Giannoli. A pleins poumons
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pp.28-30
Ambition des moyens, ampleur historique, envergure narrative (huis de trois heures), allure de prestige à chaque plan. Tout dans Les Rayons et les Ombres pourrait faire penser à une grande fresque historique d’avrilanesque au récit opératique. Mais la grande question de Giannoli reste une discipline souvent privée de ses lettres de noblesse : le journalisme (milieu dont il provient, ainsi que l’un de ses coscénaristes, Yves Stavrides). Les Illusions perdues situait ce métier à une échelle d’analogie temporelle (Balzac comme un miroir déformant du présent). Les Rayons et les Ombres prend plutôt le chemin contraire : appliquer une optique journalistique à un événement historique. Et pas n’importe lequel : l’Occupation.
