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TER : les régions veulent sortir du brouillard

Numéros de page :
pp.32-39
L’état du réseau ferroviaire français nécessite des décennies de travaux de modernisation pour enrayer son vieillissement, garantir une offre régulière et éviter la fermeture de lignes, notamment les «dessertes fines» du territoire. Le développement de l’offre ferroviaire est essentiel pour réduire les émissions de gaz à effet de serre liées au transport, mais il manque 1,5 milliard d’euros par an pour le seul réseau de lignes «structurantes», sans compter les petites lignes. En 2018, le rapport Spinetta recommandait la fermeture de 78% de ces petites lignes en raison de leur faible fréquentation et rentabilité. Oxfam, dans un rapport d’octobre 2025, critique une gestion fondée sur la rentabilité au détriment de l’intérêt général, soulignant que le sous-usage des lignes résulte d’une offre insuffisante et inadaptée. En 2021, la France a dépensé 45 euros par habitant pour les infrastructures ferroviaires, contre 124 euros en Allemagne. Depuis le début des années 2020, l’attention portée au réseau secondaire a augmenté, mais les régions, qui cofinancent les travaux, réclament une révision du modèle de financement, l’État restant propriétaire du réseau.