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Cinéma -- Aspect social

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L'éclectisme des genres et la virtuosité de la mise en scène sont des caractéristiques du cinéma d'Ozon que lui reconnaissent aussi bien ses admirateurs que ses détracteurs. Mais, s'il a déjà abordé des thèmes à résonance sociale (récemment la prostitution dans "Jeune et Jolie", l'identité sexuelle dans "Une nouvelle amie"), c'est la première fois qu'il s'attaque frontalement à un « grand sujet » de société, les silences de l'Eglise vis-à-vis des prêtres pédophiles. Le sujet est tellement fort que la mise en scène semble invisible ; elle n'en est pas moins magistrale.
Numéros de page :
pp.12-19

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Le titre de ce beau deuxième long métrage, lauréat du Léopard d'or à Locarno 2018 (voir n° 692) et remarqué à Nantes (voir n° 696), du Singapourien Yeo Siew-hua joue sur les trois domaines évoqués : la situation socio-économique, le monde des rêves et les sirènes des univers virtuels. À Singapour, une main-d'oeuvre importée trime dans un chantier d'aménagement géant sur un littoral artificiel de bancs de sable, également importé. Le globish est la langue de la non-communication.
Numéros de page :
pp.32-34, 36-39

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"La Mule" est venu compléter "Gran Torino" pour parachever un diptyque (pour l'instant ... ) testamentaire. Mais les deux œuvres sont incroyablement toniques, ouvertes et, surtout pour "La Mule", joyeusement anticonformistes. C'était l'occasion rêvée de donner la parole à Clint Eastwood, doyen du cinéma hollywoodien, dans une interview en roue libre, où il parle de cinéma, de musique, de politique, de fleurs, de la famille... Mis en confiance par un interlocuteur qu'il connaît bien, le cinéaste et acteur se livre sans fausse pudeur.
Numéros de page :
pp.8-18

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Où est passé le cinéma indépendant ? Nous le voyons très peu sur nos écrans, ou en coup de vent. et quand il est présent dans les grands festivals il peine à convaincre. Pourtant, entre Hollywood inféodé aux blockbusters et le règne des séries, il y a forcément un place pour un autre cinéma américain : libre, cru, audacieux.
Numéros de page :
pp.6-35

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La Palme d'or décernée au formidable "Parasite" consacre l'oeuvre de Bong Joon-ho. C'est une joie de voir ainsi couronné ce cinéaste de 49 ans au moment où, après deux productions internationales ("Transperceneige", "Okja"), il revient au pays de ses chefs-d'oeuvre ("Memories of Murder", "The Host"). Cet entretien a été réalisé avant Cannes et la critique de "Parasite", en salle depuis le 5 juin, été publiée dans notre numéro de mai 2019.
Numéros de page :
pp.38-40

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Dans un festival prenant mille mesures et précautions pour compter et représenter les femmes, la projection de "Mektoub, My Love : Intermzzo" en fin d'édition sonnait comme un immense retour de refoulé, une faute de goût grotesque. Mais l'édition 2019 s'est étendue à bien d'autres domaines. Tour d'horizon par l'équipe des "Cahiers du cinéma".
Numéros de page :
pp.42-49

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Dans "Trois petits points", Jean-Sébastien Chauvin livre la critique du film. Il interviewe ensuite la réalisatrice dans l'article intitulé "Une admiration pour les optimistes".
Numéros de page :
pp.54-56

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Avec "Le Jeune Ahmed", Jean-Pierre et Luc Dardenne reviennent, pour ainsi dire, aux fondamentaux de leur cinéma depuis "La Promesse" (1996) : suivre le parcours d'un adolescent qui « grandit » face aux circonstances qui l'entourent. Mais attention, qu'il n'y ait pas de malentendu : si vous avez entendu ou lu que les frères s'intéressent ici à la radicalisation d'un jeune musulman, vous avez été mal informé. Avant le début du film, Ahmed est déjà radicalisé. Il a douze ans, c'est « l'enfant au coran ». La question posée est donc : la "déradicalisation" est-elle possible ? Ce qui change tout !
Numéros de page :
pp.36-42

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Camille Bui livre la critique du dernier film brésilien de Kleber Mendonça Filho et de Juliano Dornelles, "Bacurau" dans l'article intitulé "Le village global". "Ecouter le présent" est un entretien accordé par les deux réalisateurs aux "Cahiers du cinéma".
Numéros de page :
pp.8-14

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Disparu le 8 août 2019 à 90 ans, Jean-Pierre Mocky a tenté en une soixantaine de films de réveiller une France endormie.
Numéros de page :
pp.65-69

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Il a été difficile, ces dernières années, de passer à côté de la présence du cinéma brésilien dans les grands festivals culminant cette année 2019 à Berlin (neuf films toutes sections confondues) et à Cannes, d'où il est reparti avec deux prix, celui du jury pour "Bacarau" de Kleber Mendonça Filho et Juliano Dornelles, et le prix Un certain regard pour "La Vie invisible d' Euridice Gusmao" de Karim Aïnouz. Et cela, au moment où le Brésil vient de tomber sous la coupe de l'extrême droite avec l'élection de Jair Bolsonaro en octobre 2018.
Numéros de page :
pp.78-84, 86-95

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Dans la mémoire collective, André Cayatte est resté l'homme des " films à thèse" : ceux qu'on montrait aux heures de grande écoute, aux "Dossiers de l'écran", pour illustrer tel ou tel sujet de société. Sommaire. Justice pour Cayatte. Ne jugez pas. André Cayatte et la scène judiciaire. "Une inscription dans l'Histoire", entretien avec Bertrand Tavernier.
Numéros de page :
pp.70-75