Aller au contenu principal

Pathologies traumatiques et microtraumatiques des biathlètes de haut niveau

Numéros de page :
4 p./ p. 22-25
Le biathlon est une discipline phare des Jeux Olympiques d’hiver, qui s’est installée depuis quelques olympiades parmi les plus populaires, et notamment en France grâce aux performances croissantes et aux médailles rapportées. Si la saison officielle des compétitions se déroule durant l’hiver, il s’agit d’un sport pratiqué toute l’année, avec une préparation qui s’étend de mai à novembre, et un circuit de compétitions estivales. Les pathologies rencontrées dans cette discipline diffèrent quelque peu en fonction de la période estivale ou hivernale, avec une forte prévalence des pathologies microtraumatiques dites de surutilisation ( overuse ), surtout durant la période de préparation, parmi lesquelles on retrouve principalement les lombalgies, les tendinopathies, les douleurs de jambes (syndromes des loges, artère poplitée piégée, périostites) et les fractures de stress. Ces pathologies microtraumatiques semblent en augmentation cette dernière décennie, en lien notamment avec l’augmentation des volumes d’entraînement, particulièrement chez les plus jeunes dont les organismes sont encore en fin de croissance et rencontrent des difficultés à s’adapter aux contraintes imposées. Les pathologies traumatiques sont quant à elles plus rares, été comme hiver, survenant principalement lors de chutes en entraînement ou en compétition. L’entorse de cheville est la plus fréquente en course à pied, la commotion cérébrale survient été comme hiver (vélo, ski-roues ou skis), les entorses et lésions musculaires sont plus exceptionnelles. Le travail prophylactique réalisé durant la période préparatoire est indispensable afin de pouvoir tolérer le rythme et les contraintes imposées durant l’hiver, s’il est bien conduit en respectant une progressivité nécessaire.
Note Générale : Bibliogr. p. 25