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Prise en charge de la maladie rénale chronique

Numéros de page :
5 p. / p. 376-380 : ill. en coul.
Cet article détaille les recommandations 2024 KDIGO («Kidney Disease: Improving Global Outcomes») pour ralentir la progression de la maladie rénale chronique chez l’adulte. Les mesures non médicamenteuses incluent une alimentation saine (régime méditerranéen ou végétarien), l’exercice physique (150 minutes/semaine), l’arrêt du tabac et la perte de poids. Un régime pauvre en sel (moins de 5 g de sel/jour) est également conseillé. Les dernières KDIGOs recommandent un apport protéique de 0,8 g/kg/j, avec une réduction possible chez certains patients non diabétiques. Côté médicamenteux, les inhibiteurs du système rénine-angiotensine (iSRA) restent essentiels, notamment pour les patients avec albuminurie pathologique. Les inhibiteurs des cotransporteurs sodium-glucose de type 2 deviennent un pilier de la néphroprotection, même chez les patients non diabétiques. Les antagonistes des récepteurs aux minéralocorticoïdes (comme la finérénone) et les agonistes des récepteurs au glucagon-like peptide-1 complètent l’arsenal thérapeutique, surtout en cas de néphropathie diabétique. Enfin, contrairement à d’anciennes hypothèses, la réduction de l’acide urique et la correction systématique de l’acidose métabolique ne sont plus considérées comme des mesures de néphroprotection.
Note Générale : Bibliogr. p. 379-380