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Dépistage du syndrome d'apnées-hypopnées du sommeil

données du Centre Hospitalier Universitaire de Liège avec un dispositif de mesures des mouvements mandibulaires (Brizzy)
Numéros de page :
6 p. / p. 606-611 : ill. en coul.
Le syndrome d’apnées-hypopnées obstructives du sommeil (SAHOS) est un lourd problème de santé publique, sous-diagnostiqué. La polysomnographie (PSG) intra-hospitalière reste l’examen phare en Belgique mais il existe des tests de dépistage ambulatoire, dont fait partie le Brizzy qui mesure les mouvements mandibulaires. L’objectif est de relater notre expérience avec le Brizzy et de la confronter aux données de la PSG. Les données de 812 patients cliniquement suspects de SAHOS ayant passé un test de dépistage par Brizzy prescrit au CHU de Liège entre 2012 et 2020 ont été collectées et analysées rétrospectivement. Elles ont été comparées à celles de leur PSG ultérieure, lorsqu’ils en ont bénéficié. Les caractéristiques des patients avec un Brizzy positif, c’est-à-dire un indice de perturbation respiratoire (IPR), > 15 h-1 sont celles qui sont classiquement décrites, à savoir une majorité d’homme au-delà de 50 ans et obèses. Soixante-sept pourcents des patients évalués ont un IPR > 15 h-1 et cet indice est corrélé à l’indice d’apnée hypopnée (IAH) à la PSG (R = 0,47, p 0,0001). Seuls 26 % des patients avec un Brizzy positif ont bénéficié d’une PSG endéans les deux ans. Un Brizzy IPR > 15 h-1 a une sensibilité de 97 % et une valeur prédictive positive de 90 % pour dépister un IAH > 15 h-1 à la PSG. L’IPR mesuré par les mouvements mandibulaires à l’aide du Brizzy représente donc un outil intéressant de dépistage du SAHOS
Note Générale : Bibliogr. p. 610-611