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Plaidoyer pour un diagnostic précoce des personnes à risque de développer un diabète de type 1 symptomatique

Numéros de page :
8 p. / p. 598-605 : ill. en coul.
Le diabète de type 1 (DT1) est une maladie auto-immune chronique qui aboutit à la destruction des cellules B du pancréas et nécessite donc une insulinothérapie à vie. Les contraintes et les événements indésirables associés sont bien connus de même que le risque de complications à long terme liées à l’hyperglycémie chronique. Le DT1 au stade clinique est précédé d’une période pré-clinique asymptomatique, caractérisée soit par la présence d’au moins deux auto-anticorps contre les cellules B sans encore d’anomalies de la glycémie (stade 1), soit par la présence, en plus des biomarqueurs immunologiques, d’une légère dysglycémie, témoin d’un déficit de la phase précoce d’insulinosécrétion (stade 2). Les nouveaux objectifs dans la prise en charge de cette maladie sont de détecter les personnes porteuses d’auto-anticorps de façon à proposer une prise en charge précoce spécifique pour retarder le passage au stade clinique (stade 3) et en limiter la sévérité. Le dépistage concerne, dans un premier temps, les apparentés d’une personne atteinte d’un DT1 et les sujets présentant d’autres maladies auto-immunes, mais pourrait être étendu à la population générale (en particulier chez les individus jeunes) avec l’amélioration des techniques de dosage des auto-anticorps. Le téplizumab, un anticorps monoclonal anti-CD3, ralentit le déclin de l’insulinosécrétion par la cellule B, à la fois au stade 2 et au stade 3 débutant. Ce médicament, qui est capable de modifier l’histoire naturelle du DT1, a été approuvé en novembre 2022 par la Food and Drug Administration (FDA) américaine et est actuellement en cours d’évaluation par l’Agence Européenne des Médicaments (EMA).
Note Générale : Bibliogr. p. 604-605