Nécrosectomies à ciel ouvert au décours des pancréatites aiguës graves
y-a-t-il toujours une place en 2024 ?
Bulletin : Revue médicale de Liège mars 2025
Numéros de page :
7 p. / p. 175-181
Introduction : l’indication d’une nécrosectomie pancréatique se pose dans un contexte de gravité. Plusieurs facteurs peuvent influencer les suites postopératoires. Notre étude a pour objectif de relever les facteurs influençant la survenue des complications après nécrosectomie pancréatique. Patients et méthode : cette étude rétrospective analyse les suites postopératoires des patients opérés pour nécrosectomie pancréatique du 1er janvier 2019 au 31 décembre 2023. Résultats : notre série comporte 59 patients avec un sex ratio = 1,03 et un âge médian de 45 ans (extrêmes 28;79). La morbidité était de 61 % (n = 36). La complication la plus fréquente était le choc hémorragique postopératoire (n = 14) suivie du choc septique (n = 12). La dénutrition préopératoire, une hyperleucocytose élevée, le jeûne prolongé ≥ 5 jours, une perte sanguine ≥ 500 ml, une nécrose étendue entre 30 % et 50 %, un long séjour en réanimation (≥ 5 jours) sont associés à la survenue de complications graves (p 0,001). L’antibiothérapie et le nombre de drains n’avaient pas d’influence sur l’issue des patients. Conclusion : la gravité de l’affection et l’état du patient jouent un rôle important dans le pronostic de la prise en charge chirurgicale de la pancréatite. L’indication chirurgicale devrait être posée au bon moment pour éviter les complications graves.
Note Générale : Bibliogr. p. 180-181
