Patch péricardique dans le traitement des infections de prothèse artérielle périphérique
Cas clinique
Bulletin : Revue médicale de Liège décembre 2025
Numéros de page :
6 p. / p. 770-775 : ill. en coul.
Les infections de prothèses vasculaires sont rares et surviennent dans moins de 3 % des cas. En l’absence de traitement dans les délais impartis, certaines complications graves comprenant un choc septique et une rupture anastomotique avec hémorragie peuvent survenir et entraîner le décès du patient. Une antibiothérapie intraveineuse ou orale ciblée et de longue durée est nécessaire, mais est insuffisante sans révision chirurgicale avec retrait du matériel prothétique infecté. Une fois le matériel prothétique infecté retiré, il faut rétablir la continuité sanguine pour assurer la vascularisation en aval et éviter une amputation. Deux types de réparation existent : les pontages extra-anatomiques et les reconstructions in situ. Pour ces dernières, il faut idéalement éviter d’utiliser du matériel prothétique. Les solutions décrites dans la littérature sont le plus souvent les greffons veineux autologues et les allogreffes artérielles cryopréservées. Ils ne sont pas toujours disponibles. Une alternative consiste à utiliser un patch de péricarde bovin, en réalisant sa tubulisation sur table à l’aide d’une suture longitudinale. Nous rapportons un cas d’infection de prothèse d’artère fémorale commune remplacée par un patch péricardique, avec couverture par le muscle sartorius.
Note Générale : Bibliogr. p. 775
