Ce pour quoi le théâtre est fait
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pp.318-320
La nouvelle saison théâtrale a commencé comme la précédente avait fini : peu de « classiques », et même peu d’œuvres spécifiquement dramatiques sur nos scènes. Et, en particulier sur les scènes subventionnées, une énorme quantité d’adaptations, bricolages, bidouillages, la plupart du temps sans intérêt, ni du point de vue du propos ni de celui de la réalisation scénique. Et, çà et là, quelques belles réussites néanmoins. Comme, en tout début de saison, le très prometteur Jilyage d’Alice en Suisse de Lukas Bärfuss, par les jeunes gens de la Compagnie Esbaudie, au Théâtre de Belleville. Ou la reprise, au Théâtre de l’Atelier, du magnifique seul en scène de Marianne Basler d’après L’Événement d’Annie Ernaux. Dans le cadre de l’intéressante programmation du Théâtre de Poche-Montparnasse, on peut toujours voir la très drôle, très originale et très pertinente mise en scène du Menteur de Corneille par Marion Bierry. Et, depuis ce début de saison, on peut aussi découvrir ou revoir le spectacle de Denis Guénoun, d’après le Livre XI des Confessions de saint Augustin.
