Violence du soupir chez Louise Labé
Numéros de page :
pp.287-298
Le logicien de l’Antiquité demandait combien de cailloux il faut pour faire un tas ; l’historienne qui a défendu la thèse selon laquelle l’œuvre de Louise Labé ne serait qu’une pièce entièrement montée par Scève et ses amis n’a pas demandé combien de mots il faut pour faire œuvre. Leo Spitzer avait cependant répondu, dès 1953, que quelques pages suffiraient : il était alors en train de comparer, dans les Cinq Lettres de la religieuse portugaise, des tics de langage avec ceux qu’il retrouvait dans d’autres textes du traducteur, Guilleragues — qui s’avérerait être l’auteur, déguisé en Portugaise, des Lettres.
