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Les |Patrons préférés de la grande conso

Numéros de page :
pp.6-10
Le premier classement des dirigeants de la grande consommation préférés des Français, réalisé par Advent pour LSA, s’appuie sur une méthodologie croisant l’empreinte numérique (e-score) et l’appréciation mesurée auprès d’un échantillon représentatif de 1 008 personnes interrogées entre le 5 et le 10 septembre 2023. Le classement général est établi sur 100 points, à partir de 11 critères de présence en ligne (Internet, réseaux sociaux, podcasts, volumétrie, engagement) et 44 paramètres d’image (notoriété, appréciation, inspiration, image qualifiée, etc.). Les dirigeants sélectionnés proviennent du top 100 des enseignes en France, complété par des industriels. Alexandre Bompard, président de Carrefour, arrive en tête du classement, grâce à un e-score très élevé et une forte association à l’entreprise, dépassant de 15 points la moyenne du secteur. Michel-Édouard Leclerc, dont la notoriété frôle les 90 %, se classe deuxième, en raison d’un e-score moins élevé malgré une grande visibilité hors réseaux sociaux et une forte association à E. Leclerc. Il est perçu comme « sympathique », « moderne », « stratège », mais aussi « cynique ». Philippe Palazzi, directeur général de Casino, occupe la troisième place, bien qu’il soit connu de moins de 20 % des Français, grâce à une forte appréciation et une image d’« inspirant », notamment liée à son expérience de terrain et à son lien avec les franchisés. Le classement révèle que les dirigeants d’enseignes non alimentaires, notamment ceux du secteur de la maison et du bricolage, sont particulièrement appréciés. Les quatre premiers rangs du secteur non alimentaire sont occupés par des patrons de la maison, un secteur jugé très affinitaire. Pascal Gil (Castorama) se distingue par une appréciation très élevée, étant perçu comme « inspirant » et « bon gestionnaire », malgré une faible présence sur le web. Laurent Vittoz (Brico Dépôt) et Agathe Monpays (Leroy Merlin) se classent respectivement 13e et 18e au général. Du côté des industriels, Nicolas Hieronimus, directeur général de L’Oréal, prend la première place, bénéficiant de la popularité des marques du groupe et de la présence de célébrités comme Eva Longoria ou Jane Fonda. Emmanuel Besnier (Lactalis) se classe deuxième parmi les industriels, grâce à la puissance mondiale du groupe et à un fort écho sur le web, mais il reste peu apprécié (avant-dernier au classement général). Les dirigeants de marques emblématiques comme Danone, Nestlé, Pernod Ricard ou Coca-Cola n’obtiennent pas de bons classements. Antoine de Saint-Affrique (Danone) est 37e, Sophie Dubois (Nestlé), Alexandre Ricard (Pernod Ricard) et Florian Delmas (Andros) se situent également en bas de classement, malgré une image jugée « moderne » et « dynamique » pour ce dernier (28e). Le classement met en avant la sous-représentation des femmes, avec seulement 7 femmes parmi les 45 classés. Les trois premières sont Émilie Soleri (Boulanger, 16e), Michèle Lau (Alibaba, 17e) et Agathe Monpays (Leroy Merlin, 18e). Les patrons de l’e-commerce sont peu présents dans le haut du classement. Jacques-Antoine Granjon (Veepee) est le premier à apparaître (11e), tandis que Frédéric Duval (Amazon France) est 40e. Les dirigeants de sites comme Shein sont absents des premières places, malgré la notoriété croissante de ces plateformes. Le classement montre que la notoriété n’est pas un prérequis pour être bien classé : un dirigeant peu connu mais très apprécié peut figurer en haut du palmarès, comme Philippe Palazzi. Les scores d’appréciation sont plus serrés que les e-scores, et la proximité du secteur avec le quotidien des Français renforce l’association entre dirigeant et entreprise. Un Français sur deux fait le lien entre le dirigeant et l’enseigne. Enfin, la grande distribution et l’industrie agroalimentaire sont en moyenne un peu moins appréciées que les secteurs de l’automobile ou du luxe, mais certains dirigeants comme Michel-Édouard Leclerc ou Jean-Paul Mochet (Franprix) obtiennent des scores élevés. L’efficacité du message dépend surtout de la force de l’association entre le dirigeant et l’entreprise.