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Réflexions sur la musique et autres sonorités chez Rohmer, Bresson et Sorrentino

Numéros de page :
pp.62-65
A Saint-Germain-des-Prés, le musicien Pierre Wesselrin apprend qu'il vient de devenir un riche héritier. C'est l'occasion d'une fête joyeuse et bruyante, avec en fond sonore le Quatuor à cordes n° 15 en la mineur de Beethoven, qu'un invité aux lunettes fumées remet en boucle sur le tourne-disque avant de filer à l'anglaise. Ce caméo de Jean-Luc Godard sert de prélude au premier long métrage de Rohmer, Le Signe du Lion (1959-1962). Au matin, chez Pierre endormi, un panoramique cible une partition sur laquelle reposent un violon et un archet. Ce soir-là, Pierre joue sa sonate, achevée uniquement dans ses rêves. L'héritage s'avère une illusion. Son ami Jean-François Santeuil part travailler en Afrique. Pendant des jours, Pierre erre sur les quais. Pourtant, selon son signe du zodiaque léonin, la chance pourrait lui sourire.