A Clapiers, Botanic dévoile la jardinerie de demain
Numéros de page :
pp.28-29
Botanic, qui fête ses 30 ans, expérimente à Clapiers, près de Montpellier, un nouveau concept de jardinerie plus écoresponsable, dans le cadre de son programme « Jardin de demain » visant l’horizon 2030. Ce concept est testé dans deux magasins pilotes, à Clapiers (34) et Albertville (73), chacun adapté à son environnement local, avec l’objectif de rendre chaque magasin unique et de répondre à quatre enjeux majeurs : préservation de la biodiversité, gestion de l’eau, vie du sol, et adaptation de la palette végétale au climat local. Le déploiement à plus grande échelle est prévu pour 2026, avec cinq autres magasins à suivre partout en France, notamment à Camblanes-et-Meynac (33), Brétigny-sur-Orge (91), Villechétif (10), Montbonnot-Saint-Martin (38) et Bavent (14).
Le magasin de Clapiers, ouvert depuis 25 ans, dispose de 8 000 m² de surface de vente, emploie 28 collaborateurs et a réalisé un chiffre d’affaires de 10,3 millions d’euros en 2024, se classant dans le top 3 du réseau Botanic, qui compte 78 magasins et un chiffre d’affaires global d’environ 400 millions d’euros en 2024. À Clapiers, le pôle jardin représente 49 % des ventes, soit 6 points de plus que la moyenne des 77 autres magasins.
Le nouveau concept privilégie un parcours client naturel, sans gondole centrale, organisé autour d’un « chemin végétal » qui structure l’espace par la disposition des plantes, offrant une perspective élargie et un parcours plus agréable. Le prêt-à-emporter est favorisé, avec des plantes en pot et le terreau associé à proximité, ce qui implique une double ou triple implantation mais améliore le service client. À l’extérieur, la pépinière reprend ce principe, donnant l’impression d’un jardin aménagé pour la promenade, loin de l’aspect traditionnel de dalle de béton.
Botanic met en avant des solutions clés en main d’associations végétales, notamment les plantes « compagnes » qui se complètent, et privilégie la présentation de plantes vivaces plutôt que d’annuelles ou de bisannuelles. Des ateliers de bouturage sont régulièrement proposés, perçus désormais comme un service de fidélisation plutôt qu’une concurrence aux ventes.
L’offre alimentaire représente entre 16 % et 18 % du chiffre d’affaires, avec une implantation attractive de fruits et légumes. Les rayons maison-décoration et animalerie génèrent également entre 16 % et 18 % des ventes, avec un concept chaleureux et vendeur. L’ensemble du modèle vise à renforcer l’ancrage local, la pédagogie auprès des clients et l’adaptation aux enjeux environnementaux, tout en maintenant une attractivité commerciale forte.
