Gregg Araki : "Mon cinéma a toujours été destiné aux outsiders"
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pp.54-57
Totally F**ed Up*, The Doom Generation et Nowhere, les trois longs-métrages de la trilogie Teenage Apocalypse réalisée par Gregg Araki entre 1993 et 1997, ressortent en salles. Filmant les errances d’une bande d’adolescents isolés, la virée incendiaire d’un trio punk ou encore le Los Angeles lynchéen d’une communauté de jouisseurs, le cinéaste californien aura fait des marginaux les rois d’un monde ivre de divertissements. Contemporain de Jarmusch, Linklater ou Verhoeven, Araki n’a pas simplement rebattu les cartes de la sexualité contemporaine ; il les a pulvérisées. Trente ans plus tard, l’auteur de Kaboom et de Mysterious Skin a accepté d’ouvrir les portes de son univers pré-apocalyptique. Polysexualité, culture pop et pamphlets politiques : entretien sans lendemain avec le prédécesseur de la Zoom Generation.
